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Aide Médicale et Technique au Togo
Si tu es riche mais point généreux c'est comme si tu n'avais rien.
Compte rendu de mission
Novembre 2010
Participants : Martine Cottarre, Patrice Hueber, Patrick Lengrand
Samedi 6 novembre :
Voyage agréable, arrivée dans une moiteur suffocante, on a beau s’y attendre, c’est difficile (27°C à 20h00 et 90% d’humidité). Quelques difficultés pour récupérer nos bagages (3/4h), angoisse de Martine.
Accueillis par Sœur Delphine, Louise Freitas, Samuel, Luc (frère de Delphine), Lambert et sa femme. Nous nous retrouvons chez le frère de Delphine. Repas avec elle. Echangeons sur les difficultés du pays suite aux dernières élections. Beaucoup de regrets, pays mal géré et de plus en plus pauvre.
Elle nous fait part de ses problèmes vis-à-vis de sa congrégation. Elle fait partie d’un groupe de 6 personnes élues par le Chapitre. Dans ce groupe, elle est responsable de la conduite des projets, mais malgré le rôle normalement incontournable de ce groupe, l’argent des bailleurs n’arrive pas toujours aux destinataires des projets (ex l’argent d’Annecy pour Pagala). Du coup, nous appelons Sœur Antoinette Adiabou, directrice de St Luc à Pagala pour lui remettre en mains propres dimanche l’argent d’Annecy.
Dimanche 7 novembre :
Après un petit tour dans Lomé, petit déjeuner à 7h30 avec Delphine, puis taxi jusqu’à la maternité, visite de la maternité qui a ouvert en février 2010. Nous allons avec Adama récupérer un 4x4 puis visite des anciens quartiers de Lomé. Promenade sur la plage, rencontre avec un sculpteur sur sable/coquillages. Retour chez Delphine.
Repas avec Delphine et Antoinette. Questions à Delphine au sujet des frais engendrés par nos missions. Elle nous répond que l’AMTT donne suffisamment et que par conséquent chacun donne ce qu’il veut (elle donne 5000 francs à son frère par jour et par personne). Elle n’avait pas compris le sens de mon mail et avait seulement voulu nous donner le descriptif de ses dépenses.
Remise de la subvention d’Annecy. Antoinette avait été très inquiète car elle a répondu à mon courrier depuis longtemps mais ne savait pas si elle pourrait finalement nous joindre. Du coup elle était à Lomé depuis la veille pour ne pas nous rater. Joie IMMENSE à la vue du stéthoscope et des kits de perfusions fournis par Fred => elle envoie immédiatement un SMS à sa communauté pour les rassurer. Nous leur expliquons pourquoi nous ne pouvons pas leur fournir de médicaments.
L’après-midi, Adama nous emmène jusqu’au port et nous fait visiter son quartier jusqu’à chez lui pour nous faire voir l’étendue des dégâts de la pluie : d’immenses quartiers inondés depuis avril à cause de l’urbanisation. Comme le gouvernement ne fait rien, les habitants ont construit des passerelles pour pouvoir rentrer chez eux et demandent un péage à chaque passage pour financer le bois. Les plus pauvres marchent dans l’eau.
Visite chez Samuel (devant un match de foot, Burkina 2 – Togo 0) pour préparer la journée de lundi. Bière à Lomé près du quartier des sculpteurs et retour chez Delphine. Discussions avec Adama, très amer et inquiet de la situation de son pays.
Repas en tête à tête (mais sans les bougies) Martine et Patrick.
Lundi 8 novembre :
Petit tour au marché en attendant Adama, puis nous allons chez Samuel pour échanger l’argent (2500 € à 6,55 CFA). Présence de Lambert qui veut savoir ce que nous projetons comme travaux, nous lui expliquons que nous ne pouvons pas réaliser le projet initialement prévu.
Provisions chez Leader Price. Repas chez Samuel avec sa sœur, Louise et Adama.
13h00 départ pour la grande aventure… jusqu’au péage de Tsévié où notre véhicule fume tant et plus. Les mécaniciens accourent d’on ne sait où pour constater une fuite d’huile de boite au niveau du joint spi de la transmission. Impossible d’aller plus loin sans remettre de l’huile régulièrement. Nous préférons attendre… 2 heures que le loueur vienne nous fournir un autre véhicule. Nous repartons à 15h30… trop tard pour honorer notre rendez-vous avec le Dr Toké. Nous prenons rendez-vous pour le lendemain 8 heures.
Nuit au Roc Hôtel à Atakpamé.
Mardi 9 novembre :
Réveillés à 4h30 par le muezzin !!! Nous attendons Adama… il était parti faire réparer une roue crevée.
Rendez-vous avec le Dr Toké
Il nous confirme que rien n’a été fait par le village mais que SI LA DEMANDE VIENT D’EUX et qu’ils font les démarches nécessaires, le ministère devrait accepter le rattachement du dispensaire à la préfecture d’Amou.
Ce rattachement devrait se faire sur Badou mais, Amou étant plus près, ils pourraient accepter la délocalisation.
Toute la documentation avait été fournie lors de la dernière mission. Un Coges avait été mis en place et le Dr avait préconisé fortement l’achat de médicaments génériques.
Ce rattachement permettrait :
D’avoir un encadrement et un contrôle de la gestion ;
D’envisager des travaux d’agrandissement (demandés aussi par les infirmiers) ;
D’avoir une supervision par le DPS (directeur préfectoral de la santé).
Il ne remet pas en cause la présence du personnel existant mais chaque infirmier doit alors faire au moins 15 consultations par jour.
Nous profitons de cet entretien pour demander comment nous pouvons procéder pour les analyses d’eau, il nous donne les coordonnées du directeur régional de l’assainissement à Atakpamé : Mr AYITE 946 71 00.
Départ vers 9h30 pour Elavagnon. Arrêt à la sortie d’Atakpamé pour acheter un bidon qui permettra d’acheter de l’essence pour le groupe de Samuel. Route très dégradée entre Atakpamé et Amlamé, plus de terre que de bitume… nouvelle crevaison à 7 km d’Amlamé. Nous tournons un moment autour de la roue de secours pour comprendre comment elle se démonte, résultat encore plus d’une heure de perdue.
Arrivés à Amlamé, nous cherchons la maison de Louise qui a fait la route la veille en moto taxi et attendons la réparation de la roue, donc nous sommes obligés de manger avant d’attaquer la montée vers le village.
Départ à 13h15 pour 1h30 de piste. La route est effectivement très dégradée mais pas de problème avec un 4x4. Pendant la montée, nous croisons une dizaine de motos. Arrivée discrète dans le village, ils ne nous attendaient pas aussi tôt. Boy nous installe chez Samuel pendant que de leur côté les villageois préparent la cérémonie d’accueil.
Cérémonie toujours aussi amicale et enjouée, avec discours, présentations, chants et danses.
Ensuite préparation du programme de la semaine avec chef du village, CVD, Louise, Coges et délégation. Nous leur expliquons que l’AMTT ne fera rien s’ils ne se prennent pas en charge eux-mêmes.
Mercredi 10 novembre :
Nous avons réservé la matinée pour que Martine puisse découvrir tranquillement le village. Nous visitons donc le groupe A,
Le nouveau directeur (depuis la rentrée) nous présente l’organisation. 137 élèves.
Les élèves payent de nouveau l’écolage, 1 400 CFA pour une fille, 2 000 CFA pour un garçon. 3 enseignants titulaires payés 58 000 CFA et 2 volontaires non rémunérés, le directeur envisage de demander aux parents une participation de 1 000 CFA par élève pour rémunérer les volontaires. D’après lui, il manque 40 bancs pour que les élèves soient installés correctement (5 000 CFA par banc).
En début d’année, ils ont reçu de la part du gouvernement en tout et pour tout 1 boite de craie par classe pour l’année (pas de craie de couleur).
Lorsqu’il y a une formation de maitres, ils doivent payer 9 000 CFA pour le voyage.
l’atelier de couture,
Nous retrouvons un Prosper fatigué (nous aurons l’explication plus tard) qui n’a plus que 5 élèves, les autres étant partis en fin de formation. Il souhaite finir la formation de ces 5 avant d’en reprendre d’autres. La surfileuse fournie par l’AMTT fonctionne bien.
le dispensaire,
Rencontre avec Rita et Evegno (Yves se tient à l’écart dans une autre pièce)… Ils nous expliquent que le dossier de rattachement du dispensaire n’est pas parti parce que Evegno doit fournir son diplôme et qu’il n’a pas les 150 000 CFA pour le payer. Nous leur demandons pourquoi ils ne nous ont pas avertis de la difficulté… pas de réponse. Ils nous informent que le Coges les paye15 000 CFA chacun tous les mois mais que le renouvellement des médicaments par le Coges se fait sans qu’on leur demande leur avis. Nous visitons le dispensaire, la peinture a été faite mais mériterait d’être encore refaite à d’autres endroits. Les registres sont bien tenus (15 consultations par mois, 25 naissances en 6 mois, avec 3 décès avant terme chez des personnes qui n’étaient pas suivies en consultation prénatales.) Il reste un matelas à changer et il faut acheter un lit de bébé.
La demande d’amener l’eau dans la salle d’accouchement est en cours de réalisation avec un financement de M.Freitas, nous n’avons donc pas à nous en occuper.
Les latrines fonctionnent toutes maintenant et sont utilisées par l’école. L’entretien est fait par Rita. Le groupe électrogène est en panne mais le mécanicien, que nous avons croisé, a dit qu’il suffisait de le descendre à Amou pour le ressouder. Nous demandons à Evegno de confirmer l’information pour qu’on puisse traiter le sujet avant notre départ.
le point d’eau,
Les réservoirs sont quasiment inaccessibles à cause de la végétation mais nous arrivons quand même jusqu’à eux… pour constater que le trop plein ne coule pas (alors que nous ne sommes pas sortis de la saison des pluies) et que le réservoir du haut est percé !!!
l’église St Antoine de Padoue,
Eglise à notre sens démesurée pour le village, M. Freitas nous reprochera en fin de séjour de ne pas en faire plus pour le village alors que lui s’occupe correctement du développement spirituel !!!
le 2° point d’eau
Il coule abondamment, on voit peu les ordures car la végétation est importante. Nous cherchons, sans succès son trajet sur la partie amont.
et les menuisiers.
Ils sont maintenant installés à l’entrée du village.
L’après-midi débute, comme convenu la veille, par des échanges avec le chef de village, le CVD (comité villageois de développement), le Coges, Louise. Nous avons prévu d’aborder les sujets du dispensaire,
Le matin, Louise a provoqué une réunion avec le chef de village et le Coges pour faire avancer le dossier et ils nous le présentent, complété et prêt à partir.
Le Coges confirme que les salaires sont bien versés tous les mois et nous présente le livre de compte des médicaments qui est tenu à tour de rôle tous les mois par un infirmier différent. On constate que TOUS LES MOIS il y a un trou dans la caisse de 15 000 CFA environ !!! En fait, ils font tous des consultations à domicile, c’est pourquoi il n’y a que 15 consultations par mois sur le registre, et ils se payent eux-mêmes sur ces consultations. Résultat : partis de 150 000 CFA il y a un an, il n’y a de nouveau plus un sou en caisse pour payer des salaires ou des médicaments.
Nous prévenons Louise que, compte tenu de ce que nous venons de constater, il y a un risque pour que le gouvernement n’accepte pas de prendre en charge ce dossier dans ces conditions.
D’autre part, nous les informons, de manière très officielle, du retrait de l’AMTT de ce dispensaire tant que la situation ne sera pas normalisée. Par contre, nous finançons, comme dernière opération, l’achat du matelas qui manque et du lit de bébé…
de l’eau,
Nous commençons en évoquant le problème de fuite de l’installation actuelle et les informons que nous ne ferons rien de plus si le réservoir n’est pas réparé avant notre départ. C’est Prosper qui est responsable de l’entretien mais nous leur expliquons que ce n’est pas pour autant à lui de tout faire mais simplement de s’assurer que cet entretien est correctement effectué.
Concernant le futur projet nous apprenons qu’il existe en fait trois marigots dans le village (un connu + un sur la route d’Eketo + un du côté du groupe A) ! Après moult palabres, nous parvenons à faire lever nos interlocuteurs pour qu’ils nous amènent sur place. Il s’avère que les 2 autres marigots ne sont pas plus utilisables que le premier. PAR CONTRE, en revenant vers l’apatam, ils nous montrent l’endroit où se trouve une nappe phréatique capable d’alimenter 3 fois la population, en plein cœur du village !!! Nous décidons donc de faire analyser l’eau et de demander un devis pour la mise en place d’une pompe mécanique à cet endroit et Louise appelle Lambert pour avoir son avis.
des micro crédits,
Nous décidons de l’ordre dans lequel nous recevrons les groupes le lendemain en leur précisant que le but est d’avoir un bilan précis et d’obtenir les premiers remboursements pour éventuellement relancer d’autres micro crédits. Le CVD nous fait part de ses remarques sur le fait que des crédits ont été refusés alors qu’on a remis de l’argent sur ceux qui existaient. Nous leur rappelons que le CVD a signé tous les micro crédits et qu’ils sont donc partie prenante dans tous ceux qui ont été accordés.
du moulin demandé par les femmes
Le CVD n’est pas favorable à l’achat d’un moulin pour le club des femmes car il y a déjà 3 moulins qui fonctionnent dans le village. Peut-être un moulin à manioc ?
Arrivée de Patrice à 18h00, Adama a ramené des fournitures scolaires et de quoi réaliser 3 tableaux pour le CEG.
Réveillés dans la nuit par un orage comme aucun de nous n’en avait jamais vu.
Jeudi 11 novembre :
L’intégralité de la journée est consacrée au bilan des micros crédits. Cf feuilles en annexe. Discussions fermes et éprouvantes car certains ont eu de très grosses difficultés pour tenir leur engagement mais bilan TRES positif puisque tous ont finalement réussi à rembourser leur première échéance.
Le Togo fait actuellement un recensement de population (le premier depuis 1981 !). Rencontre avec le recenseur. Il nous présente son questionnaire. Malheureusement, les données sont confidentielles. Néanmoins, nous savons maintenant que le village compte un peu plus de 800 habitants, sans compter les fermes éparpillées, donc autour de 1 200 habitants au total.
Vendredi 12 novembre :
Le dossier concernant le dispensaire a bien été déposé à Amou auprès de Atchekou Kokuvi.
Nous retournons au réservoir avec le maçon pour lui montrer les travaux à réaliser (reboucher les trous et refixer le tuyau) et lui remettons une somme de 7 500 CFA pour l’achat de ciment et de fers à bétons. La main d’œuvre doit être prise en charge par le CVD. Les travaux seront bien réalisés avant notre départ.
Nous nous partageons ensuite les tâches. Patrice reçoit les demandes de nouveaux projets pendant que Martine et Patrick vont à la rencontre du groupe B et du CEG puis rencontrent Lambert pour le projet eau.
Micro crédits :
15 nouveaux dossiers à étudier (voir fiches en annexe). Nous décidons d’en retenir 7.
Côté groupes scolaires, nous décidons de faire fabriquer 12 grandes tables + bancs pour le groupe A plus 10 bureaux pour le groupe B et 10 bureaux pour le CEG. Le tout pour un montant de 180 000 CFA.
Côté CEG, ils ont eu 5 réussites sur 14 au BEPC.
Demandes du corps enseignant :
Pharmacie pour le groupe A ;
Mappemondes et cartes ;
Règles, compas… ;
Faire des bâtiments en dur pour le groupe B.
Nous expliquons à Lambert les problèmes du réservoir existant mais il se désintéresse complètement du sujet. Il est venu pour le futur projet.
Nous lui demandons de nous montrer l’emplacement de la nappe phréatique. Il nous amène exactement à l’endroit indiqué par le village et nous explique que des mesures géophysique ont été réalisées et que la nappe est importante. Nous lui présentons donc notre souhait de mettre une pompe mécanique, il nous explique qu’il faut forer à 110 m (alors que le marigot est à 23 m en contrebas !!!), que seules les pompes immergées fonctionnent bien et que si on met des pompes mécaniques les femmes seront fatiguées !!!
Nous lui demandons donc de nous procurer les fameuses mesures géophysiques mais il ne sait pas où elles se trouvent et nous propose d’en refaire pour 400 000 CFA. Refus de l’AMTT. Au final, et après une heure de discussions houleuses, nous lui demandons de nous remettre la copie des mesures, s’il les retrouve, et un devis, en lui précisant qu’il sera en concurrence avec d’autres entrepreneurs car il s’est lui-même contredit plusieurs fois au cours de l’entretien.
Vendredi soir, de nouveau un gros orage mais qui ne dure que ½ heure, puis nous sommes invités aux funérailles d’une personne décédée dans la semaine. Moment très intense de partage. Chacune des 3 confessions du village est représentée par ses pasteurs, chorales, fanfares… Beaucoup d’émotion, danses, chants… et remerciements sincères de la part de la famille de la défunte et des pasteurs pour avoir partagé avec eux ce moment. Nous les quittons à 1h00 du matin (nous y étions depuis 21h00) et essayons tant bien que mal de dormir car ils continuent la fête jusqu’à 6h00 !!!
Samedi 13 novembre :
Réveil très tôt car c est la dernière matinée au village et nous avons encore la responsabilité de financer les 7 projets retenu la veille tard dans la nuit…..
PATRICK vérifie que les maçons du village attaque la réparation du réservoir tandis que MARTINE et PATRICE reçoivent tour à tour les projets retenus afin de remettre l argent et de signer le contrat.
Nous manquons de temps pour expliquer les raisons qui nous ont poussés à refuser les autres.
Arrivée à 9h15 du mécanicien pour le groupe du dispensaire ! Il nous explique qu’il y a plusieurs pièces à changer pour un montant de 82 000 CFA ! Plus un déplacement pour 15 000 CFA (alors que l’aller/retour est en général négocié à 2 500 CFA) plus 25 000 CFA de main d’œuvre !!! Nous refusons tout en bloc en lui expliquant qu’à ce tarif là nous avons meilleur compte d’acheter un autre groupe… il doit nous envoyer un autre devis.
Apres distributions de nos derniers linges le départ pour Lomé se fait comme toujours dans la précipitation…
Départ à 9h30. En chemin nous croisons un camion qui monte au village récupérer le charbon…..passage délicat…..
Afin de permettre à MARTINE de visiter un peu le TOGO la route N2 PAR KPALILME est choisie mais hélas sans savoir que celle-ci est en travaux sur une portion en aval. PATRICK prend le volant jusqu’ a KPALIME sur une route puis une piste en piteuse état… par une chaleur très africaine.
Retour sur Lomé après une petite halte de dégustation d’ananas, nous sommes allés à l’université pour faire analyser l’eau. Dommage le samedi personne ne travaille. On continue jusqu’au marché pour acheter des souvenirs. Négociations serrées par Patrice, brève visite chez Samuel puis douche chez Sœur Delphine avant de partir à l’aéroport. Et là… stupeur, il n’y a plus de place dans l’avion. Coup de gueule de Martine, puis au bout d’1/2h on nous annonce qu’il reste encore 2 places pour Martine et Patrick… Nous abandonnons donc Patrice qui va rejoindre Adama. De notre côté, du coup nous bénéficions d’un voyage en 1° classe.
Pour Patrice retour chez Samuel pour une nuit fort agitée : gros orage sur Lomé.
Arrivée à Paris, nouveaux déboires… il n’y a pas de navette pour aller de Roissy à Orly et nous devons donc prendre le bus avec armes et bagages… on n’avait pas besoin de ça !
Enfin, arrivée à St Ex à 14h30… soulagés.
Dimanche 14 Novembre
Rue de Lomé inondée, scènes de vie difficiles pour les habitants, tout le monde marche dans ces rues boueuses. Négociations avec le loueur pour garder la voiture trois jours de plus. Visite des endroits les plus touchés par l’orage.
Lundi 15 Novembre
Rendez-vous très tôt à GTA pour prolongation du visa. Petit tour chez le photographe de rue et dépôt du dossier aux douaniers avec bakchich pour faire avancer le dossier. En effet, le mardi c’est férié et il faut 48 heures pour avoir un visa. Ensuite, prise de contact à l’INH (institut National de l’Hygiène) pour connaître les protocoles et les tarifs pour l’analyse de l’eau. Il faut compter 70 000 CFA pour une analyse chimique et bactériologique, donc bien moins chère qu’en France. La somme est versée à Adama pour louer une voiture et faire l’aller-retour à Elavagnon et rapporter l’eau pour l’analyse. Rendez-vous pris pour le 15 décembre.
16h : retour au visa, et longue, très longue attente pour l’obtenir à 18h30 après de longues négociations.
Mardi 16 Novembre
Ville morte, fête musulmane, nous n’avons aucun problème de circulation pour nous rendre vers la frontière du Bénin pour un pique-nique improvisé au bord de l’océan avec la petite famille d’Adama et celle de Bébé. Pour la plupart c’était la première fois qu’il mettait les pieds dans l’océan, notamment Bébé, à 32 ans.
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